La chevauchée fantastique

Publié le par thierry

Nous partîmes deux et nous revinmes deux.

Sur notre destrier commun (la clio), 'Lancelot' du Bord des Eaux et moi, sa Dame, nous rêvions de combattre le monstre à trois têtes, j'ai nommé Sieur Le Talus (eul monticule eud'terre, koâ). Nos épées en main (pelles, pioches, rateau, foufourche pour ramasser la papaille), nous étions prêts à l'affronter, ce maudit Tas de Terre des Carpates. Il n'avait qu'à bien se tenir, nous en découdrions forcément avec lui, ça ne pouvait plus durer!! (on allait l'évacuer, oui, en espérant que l'écart entre le vide sanitaire et le trou serait suffisant pour le faire disparaître!!) Il nous narguait de ses grosses pierres blanches, semblables à des dents prêtes à nous broyer. (Réjane, t'as pas besoin de craie pour ton tableau??!) Nous n'avions pas peur. L'épée contre son coeur, mon seigneur était prêt à sauver mon honneur et à mourir pour moi (ouais, 'fin, il m'avait quand même emmenée de force pour que je l'aide à pelleter!! Il paraît que c'est à cause de la parité. L'ai jamais demandée, moi!!). Les larmes aux yeux, je le suivis, m'imaginant veuve éplorée, après que le monstre l'ait avalé (et surtout me voyant déjà cassée en deux, les reins en compote, la veille de reprendre le boulot!). Mais j'avais confiance en Lancelot du Bord des Eaux, mon héros, et je savais qu'il se battrait jusqu'au bout ('fin pour une fois, j'espérais que les travaux n'aient pas repris... J'ai croisé les doigts pendant les 30 bornes!!!)

Lorsque nous arrivâmes au lieu dit, nous découvrîmes un monstre endormi (mon voeu avait été exhaussé! Y a un Bon Dieu, c'est sûr!!). Ses yeux étaient clos, ses narines laissaient échapper de la fumée qui retombait en perles humides (autrement dit, comme depuis 2 semaines, il pleuvait). Nous décidâmes qu'il n'était pas correct de nous attaquer à une âme sans défense, qui ne nous avait pas vu arriver, tout monstre fut-il (Thierry me demanda si je voulais descendre de voiture. Sais pas pourquoi, mais j'en n'avais pas envie. Pis ça servait à rien, y avait rien à faire.). Nous essayâmes donc de le réveiller. Nous lui lançames des pierres, de plus en plus grosses, mais rien n'y fît (Thierry a regardé le vide saniataire, désespéremment vide, espérant peut-être qu'il allait se faire tout seul, sous ses yeux. Et moi je regardais la terre, me disant que la pluie finirait peut-être par la faire tomber, sans doute sous forme de coulée de boue. Quoi? On peut toujours rêver!!). Nous décidâmes donc de remettre à plus tard notre combat (Thierry y retourne mercredi avec un copain. Moi, j'peux pas, j'ai piscine!!), et nous repartîmes comme nous étions venus, fiers et vivants, attendant notre prochaine rencontre avec Sieur Le Talus, cousin germain du Terril (euh, on s'fixe rdv en septembre, hein? J'pourrais pas venir, mais j'en connais un qui se fera un plaisir de prendre sa p'tite pépelle, sa p'tite foufourche, et qui reviendra plié en quatre. Bon, en même temps, il aura 4 semaines pour s'en remettre!!! Faut bien que ça serve à quelque chose d'être en vacances!!! ;-).

A+

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R
il a plu lundi à partir de midi, dimanche et mardi, beau soleil, mercredi aussi, et hier on est rentrés sous la pluie... y'a plus d'saison, mon brave monsieur !!
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R
on revient d'un bref séjour en Normandie du côté des falaises... celles toutes blanches en calcaire, un peu genre des pierres blanches du monstre... on en n'a pas ramené à la maison, vous avez de la chance, et en plus, ma petite boîte de craies est à moitié vide : veinards, va !! J'vais vous en prendre un peu, de la méchante pierre blanche !
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T
Ben j'espère que vous avez eu un meilleur temps qu'ici !